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Vernissage de l'exposition "RETROSPECTIVE" des œuvres de Claude Henri Schmitt

En présence d'helga schmitt, animé par david jauzion-graverolles

Les inscriptions sont clôturées

Vernissage Conférence de l'exposition

"Rétrospective Claude Henri Schmitt"

Le Cercle des Paraiges est heureux d'accueillir l'exposition "Rétrospective Claude Henri Schmitt" dont les œuvres chatoyantes réchaufferons la Mezzanine des frimas de ce début d'année 2025. 
L 'occasion de ce vernissage, nous profiterons de la présence de David Jauzion-Graverolles qui étoffera ce rendez-vous par son expertise d'un artiste, dont la scolarité au lycée Fabert de Metz, où nait passion pour l'art, a un un impact décisif sur sa vie future.


L'œuvre 

L’œuvre de CHS se déploie sur 60 années et traverse toute la seconde moitié du XXème siècle et le début du XXIème.


LES ANnées 60 à 80 : les années figuratives

Les débuts de Claude Henri Schmitt, de 1960 à 1980, sont marqués par une pratique régulière du dessin et de l’huile sur bois ou sur toile figurative. Cet aspect évoque une peinture d’avant la perspective, presque naïve, où personnages et sujets ont tendance à flotter dans le tableau. 



(huiles sur toile) 


LES ANnées 80 à 90 : la transition

Dans les années 80 et 90, période de transition, les tendances précédentes se développent et annoncent d’autres voies. La peinture de CHS est en évolution. L’influence cubiste est toujours palpable, mais un certain travail de la matière à l’intérieur des formes se fait jour, qui évoque plutôt Paul Klee, Poliakoff ou Nicolas de Staël. L’usage de l’acrylique s’affirme à côté de celui des pigments. L’abstraction arrive naturellement dans quelques toiles des années 90.



(tableaux sans titres)


années 90 à 2010 : les années abstraites

Le tournant majeur des années 90 survient avec la pratique de l’impression monotypique, à l’aide de formes détourées sur des pochoirs de bois ou de carton. Cette pratique s’impose peu à peu dans le travail du peintre, et deviendra sa technique principale jusqu’à ses dernières toiles (2017), quatre ans avant sa mort. 

Si l’attrait pour les coulures rappelle le travail de Max Ernst, le peintre s’approche aussi d’un expressionnisme abstrait qui évoque Pollock, ou parfois d’une monochromie à la Rothko. Au cours de cette période intense et très féconde, l’artiste propose une peinture cosmique, organique, tellurique, propice à la rêverie et révèle toute sa maturité.



Kassiopeia (2003), Liberares Publica III (2005) et Heimdall (2015) 


AQUARELLES ET DESSINS

En parallèle de sa production de tableaux, CHS réalise des milliers de dessins et d’aquarelles tout au long de sa vie. Utilisant les échantillons de tapisserie des catalogues comme support, CHS peint des aquarelles où se réfugie sa pratique figurative : scènes du quotidien, figures familiales, personnages ayant peuplé son enfance, sujets entrevus dans la presse… Le relief parfois excessif de ces papiers spéciaux, le défi que représente les irrégularités ou les motifs envahissant, lui permettent d'expérimenter, comme dans les expériences monotypiques, les sursauts hasardeux de la matière et de la couleur, mais cette fois-ci au sein même de la représentation du réel.

Les dessins et les aquarelles, au trait vif et parfois ironique, apparaissent aussi comme une grammaire du peintre, un entraînement, une pratique régulière, presque artisanale, répétitive à plaisir, comme des variations musicales, où le hasard de la matière est utilisé, avec virtuosité et une certaine facétie, au service de la représentation.




PUPLICATIONS

Sacrée cuisine, Claude Henri Schmitt, publié dans Vulturne n°7, juin 2000

(poème à retrouver en intégralité sur le site www.claudehenrischmitt.org)

Les impondérables de Claude Henri Schmitt, David Jauzion-Graverolles, publié dans Le nouveau recueil n° 67, juin-août 2003

Citation 

"Encore aujourd’hui, les trois sources de mes choix artistiques remontent à mon enfance. D’abord, les nuages : couché dans l’herbe, je les regardais et j’y voyais la barbe de Platon, la chevauchée des Walkyries, la Jérusale céleste. Ensuite, les fuites d’huile des voitures sur le bitume : les flaques irisées après la pluie avec leur couleur rouille, leur bleu azur reflétant le ciel, leurs jaunes incroyables me ravissaient tant par leurs formes bizarres que par leurs teintes chatoyantes. Enfin, j’ai été fasciné par un kaléidoscope qu’on m’avait acheté dans une foire"